Publication

  • Le Nid de l’Aigle : Châteaux Ismailis en Iran et en Syrie

    Séries Héritage ismaili, 10. Londres: I. B. Tauris en association avec l’Institut des Etudes Ismailies, 2005.

    ISBN HardBack:
    ISBN 1 85043 464 6 (HB)
  • Ce travail est l’aboutissement de plus de 20 expéditions (sur une durée de 40 ans) faites par Peter Willey dans les châteaux habités par les Ismailis Nizarisinfo-icon depuis 1090 jusqu’à l’invasion Mongol en 1256. Les découvertes et les investigations sur ces châteaux médiévaux ismailis, longtemps abandonnés, donnent une nouvelle perspective et compréhension sur les Ismailis d' Alamutinfo-icon.

    L’état ismaili, depuis 1090 jusqu’à sa chute finale en 1273 en Syrie (1258 en Iran), est constitué de quatre régions principales, semi autonomes. La première région est Rudbar, le berceau de la communauté ismailie en Iran depuis 1090 quand Hasan-i Sabbah prend le contrôle de la forteresse d’Alamut. Les châteaux les plus importants de cette région sont Alamut, Lamasar, et Samiran. Qumis est la deuxième région, c’est une zone autour de Damghan et Semnan, elle détient les forteresses basées autour de Soru.

    La troisième région est Quhistan dans le sud de Khorasan, où un grand nombre de récentes découvertes ont pris place. Il y a des sites additionnels au Khuzistaninfo-icon, à Arajan en particulier, où les Ismailis ont régné pendant quelques années en occupant Shahdizinfo-icon, qui domine Isfahan, la capitale Saljuqinfo-icon, et la forteresse voisine de Khanlanjan.

    La quatrième région se situe en Syrie, où les Ismailis restent  indépendants jusqu’en 1273, quand les dernières forteresses capitulent face aux Baybars. La plus importante forteresse syrienne est Masyaf, dont le château de Kahf était probablement la résidence principale du chef ismaili, Rashid al-Dininfo-icon Sinan. Ce bastion est resté un poste militaire jusqu’à la période ottomane et n’a été détruit qu’au début du dix neuvième siècle. Un autre centre ismaili très important en Syrie a été l’ensemble de châteaux autour de Qadmus incluant Kawabi, Rusafa, Qalaat, Maniqa et Uleyqa.

    Ces châteaux et forteresses furent bâtis dans des régions montagneuses inaccessibles de l’Iran et de Syrie pour servir de refuge aux musulmans ismailis qui fuyaient pour échapper à des persécutions par les Saljûqs et autres, au début du Moyen Age. Souvent supérieurs en qualité de construction à ceux bâtis par les Croisés, ces châteaux ont subis de nombreuses attaques pendant près de deux siècles jusqu’au milieu du treizième siècle où la plupart ont été conquis et démolis par les Mongols.

    Selon Peter Willey, la plupart des forteresses ismailies sont réputées comme modèle d’architecture militaire, leur position stratégique et l’utilisation habile des ressources pour s’assurer que, malgré les difficulté sur le terrain, les châteaux seraient bien approvisionnés en nourriture et en eau et par là même, capable de résister à un siège prolongé, durant des mois voir des années.

    Dans son compte rendu de la destruction d'Alamut après que la garnison se soit rendue aux Mongols, l’historien perse Juvaini a décrit, avec une immense admiration et même avec respect, les vastes réserves du sous sol bâtis par les Ismailis et les difficultés rencontrées par les Mongols pour détruire les fortifications du château. Quelques uns des châteaux ismailis furent bâtis, comme Alamut, sur des sites qui étaient déjà fortifiés. D’autres comme Gird-kuh furent entièrement de nouvelles constructions.

    Le génie militaire derrière la construction des châteaux ismailis semble être Buzurg-Umid, le successeur de Hasan-i Sabbah. Il a rebâtit le château de Lamasar, le plus grand château ismaili, avec son système de stockage d’eau complexe et hautement efficace. Dès que la pente de la colline fortifiée était assez large, un emplacement bien construit, était installé pour capter de l’eau. En visitant le site de Soru, non loin de Damghan, il a été relevé qu’en plus de la zone de captation d’eau dans le château principal, de l’eau était également ramené par un conduit d’un autre petit château éloigné d’un mile. D’après l’auteur, les Ismailis étaient de très habiles ingénieurs aquatiques, démontrant une expertise poussée pour leur temps tant dans le domaine de l’agriculture qu’en architecture militaire.

    La conception des châteaux ismailis diffère du concept des Croisés. Celui-ci dérive d’un archétype normand (fortification d’une grande citadelle, bâtie sur une hauteur naturelle ou construite par l’homme). A la place, les Ismailis fortifient le sommet d’une haute montagne, divisant les fortifications en des sections autonomes, culminant la grande citadelle (cela contraste également avec les châteaux des Byzantins ou ceux adoptés par les envahisseurs francs d’Outremer).

    L’approche ismailie de l’architecture des châteaux est plus élaborée: par exemple, l’eau est stockée pour la garnison et pour la population locale (qui se réfugie dans les murs de la forteresse). L’auteur affirme que « la construction d’une telle forteresse et la mise en place des positions de défenses associées comme des murs furent un travail ingénieux d’achèvement de très haut niveau. »
    Il est universellement accepté que sans la sécurité apportée par leurs châteaux, les états ismailis se seraient écroulés bien plus tôt. La localisation de ces châteaux est en fait un repère géographique sur les frontières de l’état ismaili d’Alamut. L’auteur considère que ces châteaux médiévaux sont une preuve tangible de l’extraordinaire génie des Ismailis de ce temps. La construction de ces forteresses contribuât à l’expertise et à  la compréhension  scientifique des Ismailis de cette période, aussi bien qu’à leur capacité administrative de très haut niveau.
     
    Cette publication apporte une contribution significative et opportune aux scientifiques ismailis et à l’histoire, en récusant et en corrigeant les mythes médiévaux mal éclairés, qui ont prévalues jusqu’à présent sur les Ismailis de cette époque, dont la trop célèbre Légende des Assassins . Ce livre est très bien illustré, par de nombreuses photographies, cartes et plans. Aussi bien œuvre d’un savant original, que compte rendu personnel et écrit des défis rencontrés lors des expéditions notamment pour atteindre des endroits éloignés, inaccessibles et souvent dangereux, Le Nid de l’Aigle est une importante source d’information et de ressources, et un écrit essentiel pour les scientifiques, les étudiants et pour toute autre personne qui s’intéresse à l’histoire médiévale ou à l’histoire des Ismailis.
     
    Interview avec Peter Willey sur ses recherches sur les châteaux médiévaux ismailis.
     
    La galerie en ligne sur les Châteaux Ismailis en Iran et en Syrie contient des images et des informations sur les châteaux de cette période.
  • Contents

    List of Illustrations xi

    Preface xv

    1 Introduction: Early History of the Ismailis 1

    Part One: The Rise and Fall of the Nizari Ismaili State

    2 Hasan Sabbah and the Ismailis of Iran 21

    3 Rashid al-Dininfo-icon Sinan and the Ismailis of Syria 38

    4 Organisation and Ethos of the Ismaili State 52

    5 The Mongol Conquest 69

    Part Two: The Castles of the Ismailis

    6 The Strategy of Ismaili Castles 89

    7 Castles of the Alamutinfo-icon Valley – I 103

    8 Castles of the Alamut Vallety – II 128

    9 The Mountain Fortresses of Qumes 147

    10 Castles of the Qa’inat 167

    11 The Fortified Province of Qohistan 189

    12 Castles of Isfaha and Arrajan 204

    13 Citadels of the Syrian Mountains – I 216

    14 Citadels of the Syrian Mountains – II 233

    15 Badakhshan and Hunza 246

    16 Epilogue 262

    Appendices

    I Research Expeditions led by the Author 268

    II List of Ismaili Castles and Fortifications 270

    III Ismaili Pottery from the Alamut Period 277

    (By Rosalind A. Wade Haddon)

    IV Ismaili Coins from the Alamut Period 288

    (by Hussein Hamdan and Aram Vardanyan)

    Bibliography 308

    Index 312

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