Religion et État dans une Nation Pluraliste : Les Défis Politiques de la Société Canadienne

Mots clés

Canada, immigrants, media, minorités, multiculturalisme, pluralisme, sphère privée, sphère, public, religion, droits de l’homme, sécularisme.

 

Table des matières

L’Eglise et L’Etat

Les développements politiques au cours des derniers siècles ont favorisé la séparation de l'église et de l'état. Alors que les tendances dans le séculaire se traduisent généralement par une neutralité envers les croyances religieuses, certains états comme la Chine ont adopté la politique de l'athéisme officiel, lorsque dans le modèle iranien, les autorités religieuses ont une influence significative. Selon Richard Neuhaus, un ecclésiastique américain renommé qui a grandi au Canada, le sécularisme a produit « une place publique dénudée » dans la société occidentale contemporaine parce que la religion et les valeurs religieuses ont été systématiquement exclues de la considération (Neuhaus, 1988). Il est utile ici de faire une distinction entre « séculaire » et le « sécularisme. » Selon certains points de vue, les positions séculaires ne signifient pas nécessairement l'élimination de la religion dans la vie publique tandis que le sécularisme représente une forte opposition envers la religion. Aziz Esmail note que: « Le sécularisme au sens fort du terme a toutes les caractéristiques d'une idéologie, qui traite la religion comme une rivale, et essaye de tout expliquer par lui-même. » (Extrait de Salaminfo-icon, 1991, p. 24).

La religion (même si elle n’est pas la seule) est la source basique du concept populaire de l’éthique, de la moral et des valeurs de la plupart de sociétés. Les notions fondamentales appuyant les théories de bonne gouvernance, de justice et des droits de l'homme sont tirées de préceptes développés en philosophie religieuse. Les éléments principaux des constitutions nationales et des organismes législatifs sont souvent basés sur des idées qui proviennent de la religion de la majorité.

Même si des efforts conscients ont été faits pour désacraliser les structures des états séculaires, la culture d'un pays ne peut pas être complètement séparée de son héritage religieux. Les symboles officiels et officieux, les cérémonies publiques, les expressions linguistiques communes, etc., sont souvent basés sur la culture religieuse. Bien que la signification spirituelle de Noël et de Pâques n’est plus reconnue dans les discours officiels des gouvernements, ces événements sont commémorés comme des jours fériés dans les calendriers nationaux des pays occidentaux, où dimanche est également le jour du repos hebdomadaire. Cela inclut la France, malgré son application rigoureuse de la politique de laïcité. Bien que l'Inde soit officiellement séculaire, ses journées nationales incluent plusieurs festivals hindous et musulmans et l’état indien, avec un nombre significatif de Sikhs et de chrétiens, marque publiquement leurs commémorations sacrées.

Les gouvernements canadiens, à de divers niveaux, se sont historiquement engagés dans le respect des religions. The Canadian Charter of Rights and Freedoms, La Charte Canadienne des Droits et des Libertés > garantit la « liberté des consciences et de la religion » comme un droit de principe fondamental. Tandis que la Charte donne à tous les Canadiens le droit de maintenir sa croyance respective, le christianisme, la foi de la majorité au Canada, a reçu historiquement un statut particulier. Les paroles en français de l’hymne national, « O Canada, » adopté en 1980, proclame, « Il sait porter la croix, » une reconnaissance claire de l'héritage chrétien du pays. À la formation de la nation canadienne, l'acte de constitution de 1867 a prévu des écoles séparées basées sur religions.

Le Catholicisme Romain, la foi de la plupart des francophones, a été reconnu par l'état canadien en plus de l'Eglise d'Angleterre. A partir de 1967, trois autres dénominations chrétiennes et la foi juive ont été incluses dans l'Ordre de Priorité du Gouvernement Fédéral, qui détermine le placement de différentes personnes, dans ce cas précis les représentants religieux, lors des cérémonies officielles d'état. Au début des années 90, la catégorie religieuse dans l'Ordre a inclus tous les groupes religieux, en reconnaissance à la diversité religieuse produit par l’élargissement de la population.

Cependant, une telle entente entre la religion et l'état au Canada ne signifie pas qu'ils n'ont pas de conflits périodiques les uns avec les autres. Étant donné que les aspects de la culture nationale sont basés sur les normes des dénominations chrétiennes traditionnelles, les dernières confrontations avec l'état semblent se produire quand ces normes subissent des changements, tels que la légalisation des achats le dimanche, l’avortement, et le mariage entre des personnes du même sexe. Les années récentes ont vu un discours accru sur l'identité religieuse dans la sphère publique, la plupart du temps à cause du pluralisme croissant de la société canadienne. Des demandes ‘d’accommodements’ sont venues d'un certain nombre de groupes religieux dont les Sikhs, les musulmans, les juifs, les mormons et les Mennonites, apportant des challenges politiques à la fois aux gouvernements provinciaux et fédéraux de l'état canadien séculaire.

Débats sur des aménagements

L’une des discussions nationales les plus controversées faisant participer des groupes non chrétiens s'est produite au début des années 90 et a concernée le droit aux officiers de la Sikh Royal Canadian Mounted Police de porter des turbans au lieu des Stetsons comme élément de leur uniforme. Le point de controverse est souvent, mais pas toujours, la capacité pour les membres des religions minoritaires de participer aux institutions publiques tout en continuant à adhérer aux préceptes de leur religions respectives.

Une brève liste de quelques unes des controverses sur la religion dans la sphère publique canadienne et qui illustrent l'importance de cette question [1].

•La proposition de quelques organismes musulmans d’utiliser la shariainfo-icon (« loi islamique ») comme base pour l'arbitrage des affaires concernées par la loi des familles.

•Des enquêtes provinciales et fédérales dans des allégations d'abus sexuel dans une communauté mormone polygames habitant à Bountiful en Colombie Britannique

•Une décision de la Cour Suprême autorisant le port des kirpans sikhs dans les écoles du Québec

•Un décret de la Cour Suprême permettant l’érection de huttes provisoires succah (structures extérieures bâties par les juifs orthodoxes durant le festival de Succot) dans les balcons des condominiums dans un complexe de Montréal.

•La Commission des Droits de l’Homme du Québec autorisant la prière dans les terrains scolaires.

• La décision par la Commission Marie-Victorin de Longueuil, Québec de limiter l'accès de la piscine d’un lycée pour que trois étudiantes musulmans puissent avoir des cours privées de natation.

• Le passage d'une ordonnance par le Conseil de la ville de Herouxville, Québec qui a informé les immigrés sur les normes communautaires et les a prévenu que les traditions de leurs pays d'origine ne pourraient pas être introduites au Québec.

•Un décret de la Cour d’Appel d'Alberta pour que les individus de la communauté de Huttérite ayant des objections religieuses à prendre des photos ne soient pas obligés d'avoir des photographies pour leur permis de conduire .

• L'éjection du jeu d'une fille musulmane jouant dans un tournoi du football à Laval, Québec par un arbitre qui a décidé que son hijab posait un problème de sécurité.

• L’interdiction pour cinq filles musulmanes de l'équipe de Tae Kwon de Montréal de participer à la compétition dans un tournoi parce qu'elles portaient des hijabs.

• L'installation de vitres dépolies dans un bâtiment de la YMCA de Montréal afin d’empêcher la vue des femmes en train de faire du sport, parce que cela perturberait fortement les jeunes membres masculins de la communauté voisine des Hassidiques.

•La circulation d'un document interne de la police de Montréal conseillant à ses dirigeantes féminines de se mettre de côté et de permettre aux dirigeants masculins de prendre le commandement dans des investigations concernant des juifs masculins Hassidiques qui se sentent mal à l’aise de parler avec des femmes

•La décision par la clinique de santé communautaire dirigée par la province de Montréal d’offrir des classes prénatales réservées seulement aux femmes, afin de satisfaire leurs populations hindoues, musulmanes et sikhes

• Un important parc d'attraction de Toronto a accordé l'exemption aux Sikhs enturbannés de porter le casque requis par l’Autorité de sûreté d'Ontario après qu’un homme sikh ait obtenu de la Commission Provinciale des Droits de l'Homme l’autorisation de ne pas en porter.

• La suggestion du Conseil de la ville d'Oxford, en Nouvelle-Écosse de déclarer décembre comme saison de Noël, a poussé le Congrès Juif Canadien à accuser Oxford d'être exclusive.

• De sérieuses critiques dans le Journal de Montréal à l’encontre des propriétaires de cabanes à sucre pour les inviter à mieux servir les visiteurs musulmans en leur fournissant un espace de prière et en supprimant le saindoux et le porc de leurs repas

En examinant toutes ces polémiques, il est utile de considérer la nature distincte des situations qui les provoquent. Elles ne sont pas nécessairement le reflet d'un conflit entre la religion et l'état. Certaines ont émergé en dehors du processus du développement politique des divers niveaux du gouvernement, tels que l'initiative d’incorporer la sharia dans le travail des tribunaux basés sur la foi dans l’Ontario. D'autres ont pris de l’importance grâce à des décisions prises dans des tribunaux; tel que la décision de savoir si les hommes sikhs de Khalsa peuvent porter des kirpans dans les écoles. Comme la plupart de ces cas ont été largement couverts par les médias, il y a des questions spécifiques qui ont devenus des « incidents » en raison de l’accentuation des médias qui a causé « une panique morale. » [2]  Cette panique est provoquée par le sentiment que les ‘d’accommodements’ accordés aux diverses reliions minoritaires vont éroder les valeurs de la société.

La Nécessité d’un Sérieux Examen

Les incidents doivent être passés en revue soigneusement, en fonction de la pertinence historique, sociale, politique et économique, et en fonction de l’identité des acteurs impliqués – y compris les médias, la société civile, les institutions, les groupes communautaires et le public. Parfois, un événement mineur peut être exagéré et présenté comme un événement majeur exigeant une réaction immédiate, en particulier par les protagonistes qui estiment qu'ils vont pouvoir ainsi gagner d'une certaine façon, ou réciproquement quand ils subissent les attaques. Les incidents de cette sorte rendus publiques par les médias ou les autres responsables de l'opinion publics devraient être considérés soigneusement.

Certains médias n'ont pas examiné ces polémiques avec le niveau de détail et d'analyse nécessaire. Certains médias en particuliers ont tendance à adopter une tonalité uniformément inflammatoire. Par exemple, en couvrant certains des cas mentionnés ci-dessus, le tabloïd Journal de Montréal a dit aux Québécois qu'ils ont accommodés trop longtemps des minorités au risque de perdre leurs propres traditions (voir Hanes, 2007 et Valpy, 2007). Quelques journalistes ont attisé les flammes du mécontentement, favorisant la perception d'une crise où plus personne n’existera. Tel, la prétendue polémique des cabanes à sucre présentée comme une controverse, alors qu’elle n'a été ni un désordre public, ni jugée par les tribunaux, ni la source connue d’une quelconque plainte de consommateur. Un musulman qui a visité une cabane à sucre a noté que ce n'était pas un cas d’arrangement à l’amiable dans le sens politique, mais de l’ordre d’un arrangement privé – ou, comme l’a dit un des propriétaires, une bonne affaire. Il semble que le journal ait pris sur lui-même de faire une polémique de ce qui semble avoir été un arrangement amical. Cependant, les médias peuvent et jouent souvent un rôle de modérateur. Plusieurs journalistes canadiens ont parlé avec éloquence et compassion sur les challenges d’un ‘d’accommodement’raisonnable.

Quelques acteurs répondre trop rapidement aux rapports des médias sans comprendre suffisant les cas particuliers. De temps en temps, des individus ou des organismes exploitent la situation pour leur propre avantage. Quelques politiciens ont promptement sauté dans la brèche, pendant la campagne électorale du Québec en mars 2007, pour le cas des joueuses de football portant le hijab, de même que leurs contreparties fédérales qui leur ont répondu par la décision du dirigeant électoral en chef du Canada de permettre le port des niqabs (voiles couvrant le visage en entier). Aucun groupe musulman n'avait demandé ce dernier accommodement >, pourtant plusieurs débats dans les médias ont fait croire que la question a été provoquée par des demandes peu raisonnables des musulmans. Les leaders canadiens doivent se rendre compte qu'une telle tendance aura des conséquences désastreuses. L’Inde est l’exemple typique, où des parties politiques ont exploité les sentiments de la crainte envers les minorités avec pour résultat des attaques mortelles entres elles.

Les Droits dans les Sphères Publiques et Privées

Il est clair que les questions soulevées ici comportent de nombreuses zones d’ombres. Dans de nombreux cas, il n'est pas aussi évident de savoir qui a la juridiction et qui doit agir. Les analystes politiques sont souvent incertains des mesures qu'ils doivent prendre et quel genre de conseil ils doivent offrir aux décideurs. On s'attend à ce qu'ils soutiennent l'intérêt public, cherchant à équilibrer l’étendu des réclamations faites par les différents composants de la sphère publique. Ils sont également guidés par l’objectif de s'assurer que tous les citoyens pourront bénéficier des institutions publics et que leur appartenance aux préceptes de leurs religions respectives ne deviendra pas une barrière à une telle participation.

Au delà de la fonction participative de la citoyenneté, les personnes faisant de la politique cherchent également à favoriser l'appartenance afin de créer la cohésion sociale, un contrefort pour la nation .Les discussions se rattachent souvent à des notions de valeurs centrales, des principes de base et d'identité civique qui façonnent la société canadienne. Il a été proposé qu’en plus des droits, la responsabilité de chacun devrait être accentuée. Il existe une certaine crainte que ‘l’accommodement’ des pratiques religieuses spécifiques puisse empiéter sur les efforts pour assurer l'égalité dans la société, et que les droits des individus puissent se heurter à ceux des groupes

Considérant que les implications de nombreuses questions, à l’intersection des identités religieuses et civiques ,restent ambiguës, il y a certaines frontières, tels que définies par le code criminel et les droits de l'homme, qui aident à tracer les limites d’accommodements > acceptables. Par exemple, des changements proposés aux normes publiques qui menaceraient la sécurité ou les libertés des femmes ne seraient pas autorisés. Les réponses à certaines de ces situations difficiles proviennent souvent de l'ordre judiciaire.

La question principale, à la base de plusieurs incidents, est la conceptualisation de la sphère publique. Il inclut les espaces physiques communs à une société et les espaces de discussions possibles par les mass media. La plupart de ces controverses se portent sur des conflits vraisemblablement entre des minorités et des organismes publics. Mais certains des antagonismes concernant l'intersection entre les identités religieuses et civiques se sont produits dans des établissements privés comme des associations sportives, des salles de gymnastique féminines ou des cabanes à sucre. Ils sont introduits dans les débats publics par les médias. Dans d'autres cas, le « côté publique » est accordé à une situation quand une haute personnalité parle de cette question.

Il y a d'autres aspects de la sphère publique qui dépendent de la nature de l'acte impliqué - un crime perpétré dans le domaine privé tel que l'abus des droits fondamentaux d'une femme relève des autorités. Quelques circonstances ont une importance qui requiert l'attention immédiate des gouvernements. Mais dans certains cas, les tensions sont celles qui se dévoilent inévitablement au cours de l'adaptation sociale d’un groupe immigré envers la société qui l’accueille pour fixer les limites des uns avec les autres. Le passage du temps apporte habituellement des solutions quand les deux ensembles d'acteurs finissent par mieux se connaître. Mais c'est l’exagération du conflit devant l’opinion public, et la polémique résultante, qui rend ce passage plus long

Les discussions se trouvant à l'intersection des identités religieuses et civiques tendent à se combiner avec des perceptions négatives de l'immigration, qui auraient des ’accommodements’ excessifs, privilèges des minorités envers la majorité, et de problèmes causés par les droits des sexes et sur la sécurité publique (Adams et Langstaff, 2007).

Elles sont également perçu comme un « échec du multiculturalisme. » La panique morale, au-delà de la fragmentation de la société canadienne causée par les ‘accommodations’ des minorités, demande un examen plus étroit du terme « accommodation ». Son utilisation dans ces circonstances implique une dérogation des normes sociales.

Cependant, si les droits de l'homme, l'égalité des chances de contribuer à la société, la liberté de conscience et de la religion sont des principes canadiens fondamentaux, alors, peut-être « l’ accommodation » n'est pas le mot exact à utiliser dans ces circonstances. Certains changements aux normes sociales permettent réellement à des immigrés d'intégrer plus efficacement les communautés canadiennes.

L'état canadien a longtemps fait de la place pour la pratique religieuse tout en maintenant son cadre séculaire dans la vie publique. Parmi les nombreux acteurs de la société civile qui interagissent dans la sphère publique, les organismes religieux sont des participants légitimes qui cherchent à s’exprimer au nom de leurs communautés. Les conflits entre les catholiques et les protestants dans l'histoire canadienne première se sont estompés de la mémoire et ces groupes ont trouvé un espace pour mener un dialogue avec l'état.

Puisque la sphère religieuse canadienne est devenue plus pluraliste, il y a eu un accroissement du nombre de corps qui interagissent avec l'état et les autres institutions traditionnelles. Les demandes des juifs, des Sikhs et des musulmans peuvent sembler étrangères à un pays principalement chrétien, mais ces demandes ne sont que les plus récentes dans l'engagement de longue date de la religion avec la société canadienne. Au centre de toutes ces négociations, il y a la confirmation des droits et des libertés fondamentales de tous les résidants de ce pays, en particulier les droits de l'homme et de la capacité de contribuer à la vie publique. L'appartenance d'un individu à une religion quelconque ne devrait pas gêner ces garanties primaires que l'état canadien accorde chacun de ses citoyens.

Les recherches, dont est tiré cet article, ont été subventionnées par the Strategic Policy, Planning and Research, Department of Canadian Heritage. Il a été présenté à la 12ème Conférence Internationale Metropolis à Melbourne, en Australie et à l’Australia and at the Ethnicity and Democratic Governance conférence qui a eu lieu en octobre 2007à Montréal.

Réferences

Adams, M. and Langstaff, A. (2007). Unlikely utopia: The surprising triumph of Canadian pluralism. Toronto: Viking Canada.

Cohen, S. (1972). Folk devils and moral panics. London: MacGibbon and Kee.

Hanes, A. (2007, March 20). Sugar like salt in Quebec’s wound. The National Post, p. A3.

Karim, K. H. et Hirji Kassam, F. (2007). Religious pluralism and public policy: Background paper. Quebec: Canadian Heritage.

Neuhaus, R. (1988). The naked public square: Religion and democracy in America. 2nd ed. Grand Rapids, MI: Eerdmans Publishing.

Salam, H. (Ed.). (1991). Expressions of Islam in buildings. Geneva: Aga Khaninfo-icon Trust for Culture.

Valpy, M. (2007, March 31). A shortage of accommodation. The Globe and Mail, p. F1.


[1] Ces controverses sont discutées en détail dans Karim and Kassam (2007).

[2] Stanley Cohen (1972) définit le terme comme la réaction sociale d’un groupe basé sur la perception fausse ou exagérée qu’un comportement culturel est dangereusement déviant et qu’il devient une menace pour les valeurs et les intérêts sociaux.

C'est une version de l’article publié à l'origine dans Religious Diversity and Canada’s Future >, Association for Canadian Studies, Hiver 2008.

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